Wroclaw résiste au réveil de Paris (22-14)Menés 22-0, les Lights ont frôlé le hold-up parfait face aux Panthers.

ATHIS-MONS - On appelle ça la découverte du haut niveau pour une jeune franchise. Après des débuts parfaits la semaine dernière, les Paris Lights ont appris à leurs dépens qu'un match d'AFLE dure quatre quarts-temps. Malgré une remontée spectaculaire en seconde période, Paris est tombé pour la première fois de son histoire (22-14) face à des Panthers de Wrocław venus en mission.
Le tournant du match : La muraille polonaise tient bon
Après un début de rencontre cauchemardesque qui voit les Paris Lights encaisser deux touchdownsTouchdown (TD)
c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone. (pas besoin d'aplatir) dans les premières minutes, l’attaque des locaux, menée par le quarterbackQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. canadien Evan Hillock va retrouver des couleurs. Revenus à une seule possession (22-14) au milieu du quatrième quart-temps, les Lights ont même eu l’opportunité de réaliser le braquage de l'année.
Mais la défense de Wroclaw, bousculée pendant deux quarts-temps, va retrouver son agressivité au meilleur moment. Forçant deux passes incomplètes consécutives et limitant le jeu au sol parisien, les Panthers ont forcé un "turnover on downs" crucial à deux minutes de la fin, scellant définitivement l'issue du match.
Le MVP : L'ouragan Jameson Wang
Si vous cherchez pourquoi Wroclaw a outrageusement dominé la première mi-temps, ne cherchez pas plus loin que le numéro 1. Le quarterback des Panthers, Jameson Wang, a été un cauchemar absolu pour le coordinateur défensif parisien.
Bien que discret dans les airs (15/33, 151 yards), Wang a puni les Lights avec ses jambes : 103 yards au sol, 2 touchdowns et une conversion à deux points. Sa capacité à briser les plaquages sur les troisièmes tentatives a dicté le tempo de la rencontre. C'est la première fois cette saison qu'un quarterback de l'AFLE franchit la barre des 100 yards à la course face à une défense du Top 3 de la ligue.
Les enseignements
L’énigme du jeu aérien parisien : Après la démonstration de la semaine passée, la connexion Hillock-Wallace a été complètement verrouillée par le secondary polonais. Limité à un terrible 62 yards à la passe, le jeu aérien des Lights va devoir trouver des solutions avant le très lourd déplacement qui les attend.
Armand Soulerot, le cœur des Lights : Si l'attaque a évité le naufrage, elle le doit à son running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).. tricolore. Soulerot a porté l'équipe sur ses épaules lors de la révolte du 3e quart-temps, terminant sa journée avec 104 yards en 18 portées. Solide.Wilfried Pene met les barbelés : Mention spéciale au lineman défensif parisien. Malgré la défaite, Pene a harcelé la poche polonaise tout l'après-midi, cumulant 8 plaquages et 2 pressions cruciales qui ont permis d'amorcer le comeback de son équipe.
Et maintenant ?
Les Panthers (2-1) effacent leur déception de la semaine dernière face à Vienne et s'affirment comme de sérieux prétendants aux playoffs. Pour les Paris Lights (1-1), l'apprentissage continue. Le calendrier ne leur fera aucun cadeau. La semaine prochaine, les Parisiens s'envolent pour l'Allemagne pour défier l'ogre de la ligue, le Rhein Fire. Un test majuscule pour voir de quel bois est faite cette équipe.
Toutes les photos de la rencontre c'est ici : https://flic.kr/s/aHBqjCVYop