Bye-Bye Hines Wardand see you soon?

Hines
Hines "Polamalu" Ward
le 01/03/2012 à 19:00 par Thomas Depaepe

Hines Ward aura capté plus de ballons, plus de yards et plus de TD que personne ne l’a jamais fait dans toute l’histoire des Steelers. Mais ce dont chacun se rappellera c’est davantage de son sourire sur chaque action, du « wide receiver block » qu’il avait imaginé et mis en application avec régularité dans ses duels avec Ed Reed (avec 50% de réussites et 50% de gros tampons subis).

Mais depuis hier, Ward n’est plus un Steelers. En effet, après 14 ans passés du coté de Pittsburgh, il a été coupé ; ce cut était attendu, mais il a été amené avec honneur par les Steelers car ils se sont arrangés pour qu’il parte la tête haute en lui offrant de nombreuses passes dans les deux derniers matchs de saison (5 captés contre les Browns) afin qu’il passe la barre mythique des 1.000 réceptions. Ward a indiqué qu’il souhaitait continuer à jouer en 2012, mais difficile de l’imaginer sous d’autres couleurs même s’il le désire « J’ai joué avec mon âme et mon cœur sur chaque action, et mon sang restera toujours noir et or. Mais je pense que j’ai encore la possibilité de jouer au football et donc je souhaite revenir en NFL la saison prochaine ».

 

Drafté au 3éme tour en de la draft 1998, Ward a joué toute sa carrière avec un ligament croisé antérieur « manquant », mais il a joué avec hargne et sourire chaque action entre sa première titularisation en 1999 contre Cleveland et le dernier match en 2012 contre Cleveland. Entre temps, il a capté une passe durant 186 matchs consécutifs et il a été le meilleur receveur de l’équipe 11 saisons consécutives avant de transmettre le flambeau à Mike Wallace.

En 2000, il avait vécu sa pire année avec les Steelers car il avait été relégué au 3éme rang derrière un duo de rookie : Troy Edwards et Plaxico Burress. Cet épisode, qu’il avait interprété comme une brimade car lui n’était que 3éme tour de draft alors que les deux autres avaient été sélectionné au premier tour, lui avait rappelé les épisodes douloureux de sa jeunesse en Géorgie ou il avait été fréquemment brimé à l’école du fait de ses origines mixtes : afro-américaines et coréennes.

Hines Ward et sa mére lors d'un voyage en Corée du Sud
Hines Ward et sa mére lors d'un voyage en Corée du Sud

 

Lorsqu’il a éclaté aux yeux du monde entier à l’issue de son titre de MVP du Superbowl, Ward a décidé de consacrer sa notoriété à son pays natif (la Corée du Sud) et aux « enfants » nés d’unions similaires à la sienne : il a créé une fondation pour les enfants de soldats américains noirs et de femmes coréennes qui font face à un très fort antagonisme dans la société sud-coréenne encore actuellement. Rappelons que Ward n’a guère connu son paternel car après être revenu au pays avec sa mère dans les « bagages » de son père, sa mère a été quittée rapidement et elle a dû enchainer les petits jobs dans une société dont elle ne parlais pas la langue et ne connaissait pas les coutumes. De cette enfance difficile, Ward a gardé deux choses durant toute sa vie : de la hargne et un sourire constant.

 

Son sourire (même après avoir subi un gros tampon) et sa générosité envers les fans (après chaque TD, il tendait le ballon a une personne dans le public qui avait son numéro 86 sur les épaules) restera longtemps dans l’esprit des fans des Steelers.

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 Je ne vois pas de différence entre ce qu'il fait et ce qu'il est. C'est une façon artistique de jouer en ligne offensive. Il fait paraître la tâche facile.  – DeDe Muñoz à propos de son mari Anthony

En VO :  I don't see any contrast between what he does and the way he is. It's an artistic way of playing the offensive line. He makes it look easy. 

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