Le mot d’ordre : récupérer

Avant d’affronter le Japon demain à Graz pour leur deuxième match de la compétition, les Français ont eu un court entraînement afin de mettre en place certains jeux et surtout décrasser leurs organismes.
La défense et l’attaque ont pu chacune de leur côté revoir leurs bases. « C’était juste un entraînement où l’on a révisé quelques tactiques. On était là pour se dégourdir un peu les jambes, effectuer des jeux à demi-vitesse. On est sûr maintenant d’être sur la même longueur d’onde », disait l’entraîneur à la veille de rencontrer les Japonais. Les joueurs ont terminé leur séance de travail par quelques étirements « plus pour l’entretien que par précaution ».
Bien que très intense, le match contre le Canada n’a pas laissé beaucoup de traces : « On s’en est relativement bien sorti si je regarde nos adversaires qui ont terminé avec deux gars les bras en écharpe. Nous avons un ou deux athlètes qui sont douteux. Nous ne sommes pas encore trop sûrs : nous attendons l’avis des médecins. Il n’y a rien de décidé encore et c’est le staff médical qui prendra les décisions finales », confiait le coach en chef. Un retour médical sur la blessure au pouce d’Alexandre Marquignon est tout particulièrement attendu ; de son coté Cédric Cotard, qui souffre des adducteurs, a bénéficié d’une séance individuelle avec le kiné avant de rejoindre ses coéquipiers de la défense. Leur participation pour le match de demain contre les Japonais n’est pas encore acquise : « Il nous faudra prendre une décision cohérente sur l’ensemble du tournoi. Cela ne sert à rien de faire jouer quelqu’un si au bout d’un quart-temps, il est inapte pour le reste de l’épreuve. Là encore, il nous faut trouver le juste équilibre », concédait philosophe Larry Legault. Le match pourrait être d’autant plus physique qu’il doit se dérouler en plein milieu de l’après-midi (15 h) et probablement sous une chaleur étouffante.
Ce soir, les joueurs de l’équipe de France auront une deuxième et dernière séance vidéo, après celle de la mi-journée, « relativement courte, pour ne pas abuser et que les joueurs aient la tête trop chargée ». Là encore, ce sera une question d’équilibre avec au cœur de la balance, la « priorité à la récupération ».