Une nuit noire... et jaune

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le 21/01/2009 à 16:34 par Thomas Depaepe
Mise à jour du 25/10/2010 à 18:13

« C’était un match classique, un match physique avec de gros chocs. C’est comme cela que ca a toujours tourné entre Baltimore et Pittsburgh. (…) On a l’habitude de dire que la défense permet de remporter les matchs, et bien nous avons la meilleure défense. Et c’est pour cela que Baltimore n’a pu nous empêcher d’aller au Super Bowl ». Avec ces quelques mots [c]Hines Ward résume à merveille la finale de conférence AFC : physique, de gros chocs, défensif.

Une soirée noire (et jaune) pour Flacco

Cette finale de conférence fût éprouvante du début à la fin pour les deux quarterbacksQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
: cela c’est donc joué à la dur et à l’expérience. Dés lors, dans ce match défensif, Joe Flacco est apparu comme le moins bien armé : son inexpérience et l’incapacité de ses receveurs à se démarquer sur les tracés long (ou a capter le cuir lorsqu’ils le sont) ont en effet joué contre lui. Avec seulement 13 passes complétés sur 30 tentés et surtout 3 interceptionsInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire).
lancés, Flacco réalise une piètre performance, tout comme Derrick Mason qui n’a pas été à la hauteur de son duel avec Ike Taylor.

De son côté Big Ben a passé lui aussi une soirée difficile en prenant des gros chocs, dont un qui a bien failli le mettre sur le banc. Mais son expérience lui a permis de réaliser l’essentiel : 50% de passes complétées, 255 yards et aucune interception. Ses statistiques auraient pu être encore meilleures si Limas Sweed n’avait pas échappé une occasion en or sur un drive de plus de 50 yards !

En plus de son expérience des grands matchs qui lui confère une lucidité supplémentaire, Big Ben a démontré, une nouvelle fois, sa capacité a s’extraire de la pression pour réaliser des sauvetages ou des TD de 65 yards.
Cette facilité à écœuré la défense des Ravens et a l’issue du match Trevor Pryce donne d’ailleurs un conseil aux Cards : « Il ne faut pas tenter de blitzer, car lorsque vous lancez du monde à ses basques, il devient un joueur de champs. Et le moins que l’ont puisse dire c’est qu’il est un excellent joueur de champ ! ». En effet, de même qu’il avait trouvé a l’ultime seconde Holmes sur une action bordélique en saison régulière contre les Ravens, Roethlisberger a réalisé plusieurs fois des improvisations impressionnantes : la plus belle étant la passe lancée à Santonio Holmes qui a capté le cuir puis couru jusqu’a la end-zone environ 45 yards plus loin.

Dur et efficace : le « new Steel Curtains » aux commandes
Autant Ed Reed a été décevant sur l’ensemble du match, avec plus particulièrement une couverture hasardeuse sur le premier TD du match, autant Troy Polamalu a été a la hauteur de l’enjeu. En effet, ce dernier a toujours paru dans le coup et a mis a profit la liberté qu’il a dans le backfield pour gêner considérablement Flacco. A deux reprises cela lui a permis de contrer des passes du quarterback des ravens ; sans compter ses 4-5 plaquages musclés qui aboutissent à des passes incomplètes.
Mais surtout, le 43 des Steelers a mis fin a tous les espoirs des corbeaux sur une interception retournée en TD en fin de rencontre. « Je pense que Troy a lu dans mes yeux » dira Flacco a l’issue du match.

Si Polamalu a assuré, c’est aussi et d’abord parce que la première ligne de défense de Pittsburgh ne lâche rien et permet de faciliter grandement le travail sur la défense longue. Le trio James Farrior, James Harrison et LaMar Woodley (2 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
) a tout particulièrement brillé en mettant une pression constante sur Flacco et en limitant le McGahee à 60 yards en 20 portés.

De son côté, malgré la déception Ed Reed, Ray Lewis (1 magnifique fumbleFumble
quand le porteur du ballon laisse échapper celui-ci par maladresse ou suite à un choc. Le ballon est alors à terre mais vivant et c'est la 1ère équipe qui le ramasse qui en prend la possession. Avec les interceptions, le fumble est la seconde façon de rendre le ballon à l'adversaire. Ensemble, ils constituent des Turnovers (pertes de balle). C'est souvent cette stat. qui décide de l'issue de la rencontre.
) et Terrell Suggs (2 sacks) ont réalisés un superbe match en gênant Roethlisberger et en neutralisant Willie Parker (47 yards en 24 portés).
Mais cela n’aura pas suffit pour deux raisons : ils n’ont jamais totalement empêché Roethlisberger de jouer, et la performance défensive n’a jamais été décisive (comme Polamalu et son TD retourné) ; en plus pour leur plus grand malheur, Flacco a commis trop d’erreurs dans un match ou la moindre erreur se payait cash.En marge du résumé et pour info, Willis McGahee qui est sorti sur une civiére a la suite d’un choc inquiétant est sorti de l’hopital sur ces deux jambes hier et ne devrait pas conserver de sequelles graves de son choc.

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  1 2 3 4 OT Final
Pittsburgh 6 7 3 7 0 23
Baltimore 0 7 0 7 0 14
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 Quand tu gagnes, ne dis rien. Quand tu perds, dis-en encore moins.  – Paul Brown

En VO :  When you win, say nothing. When you lose, say less. 

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