Des trouble-fêtes à suivreCes équipes ont leur mot à dire

Aux Etats-Unis, on les appelle spoilers. Il s’agit d’équipes qui n’ont plus rien à espérer dans une saison, mais dont le potentiel est quand même présent. Les playoffs sont devenus un doux rêve pour ces franchises pourtant, pour des raisons diverses, elles ne veulent rien lâcher.
Mais surtout, pour leurs futurs adversaires concernés par une qualification en phases finales, elles représentent un danger terrible et le risque de perdre tout le travail d’une saison sur un match, qui semble prenable au premier abord.
Chaque saison a son lot de spoilers. Et dans cette campagne 2010, cinq formations se feront un malin plaisir de réduire à néant les espoirs des franchises en quêtes des playoffs.
Buffalo BILLS (2-10)
Ecrasé par les Vikings dimanche dernier, les Bills n’en restent pas moins une équipe en progrès depuis quelques matchs. Ils ont donné du pain sur la planche à beaucoup de grosses écuries (comme les Steelers, les Chiefs, les Bears ou encore les Ravens) malgré une cascade de blessure. La défense est en net progrès depuis la semaine de repos de la franchise. En attaque, Ryan Fitzpatrick a donné un semblant de vie à une escouade souvent ridicule en début de saison. Le quarterbackQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. de 28 ans se connecte régulièrement avec Steve Johnson pour faire avancer l’attaque. Fred Jackson est également un joueur avec un fort potentiel. De plus, il n’est pas facile de venir s’imposer à Buffalo à cette époque de l’année.
Sur leur chemin : Patriots (semaine 16) et Jets (semaine 17).
Cleveland BROWNS (5-7)
En 2009 déjà, les Browns avaient fini leur saison en boulet de canon, sauvant dans le même temps le poste d’Eric Mangini. Cleveland, comme Buffalo, a terriblement progressé depuis le début de l’année. On ne sait pas encore si le rookie Colt McCoy est le futur grand quarterback de l’équipe, mais par contre on est sûr que Peyton Hillis s’est imposé comme l’arme fatale de l’attaque. Le running backRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).., échangé par Denver pour Brady Quinn entre autres, est un cauchemar pour les défenses. Un tel coureur sera un atout pour la franchise avec le mauvais temps qui règne dans l’Ohio. Défensivement, malgré une certaine faiblesse, l’escouade n’encaisse pas un trop grand nombre de points.
Sur leur chemin : Ravens (semaine 16) et Steelers (semaine 17).
Dallas COWBOYS (4-8)
Il valait mieux jouer les Cowboys sous la houlette de Wade Phillips plus tôt dans la saison. Car avec la méthode Jason Garrett, l’effectif texan joue enfin à sa vraie valeur. Les joueurs n’ont pas la même attitude sur le terrain. Plus concentrés, plus concernés, bref dans un état d’esprit digne d’un joueur de football, les hommes de Garrett ont retrouvé de l’ambition. Même l’absence de Tony Romo passerait inaperçue. De même, il ne semble pas que la blessure de Dez Bryant n’enraye la bonne forme de la franchise qui a remporté 3 de ses 4 derniers matchs. Il y a suffisamment de talent pour combler cette mésaventure. C’est l’attaque qui brille en particuliers avec une moyenne de 33 points depuis la prise de pouvoir de Garrett.
Sur leur chemin : Eagles (semaines 14 et 17).
Houston TEXANS (5-7)
Certains peuvent se demander pourquoi les Texans peuvent être considérés comme des trouble-fêtes vu leur niveau de jeu actuellement. Tout simplement parce que l’inconstance de la franchise de Gary Kubiak, qui est une de leur grande faiblesse, peut parfois devenir une qualité. Si un adversaire se présente face à Houston en se relâchant un peu, il s’exposera à l’attaque explosive de Matt Schaub, Andre Johnson, Adrian Foster et consort. Malgré qu’ils soient pitoyables en défense, les Texans sont capables de faire trembler n’importe qui avec leur potentiel offensif. Cependant, une ombre au tableau concerne l’incertitude autour de l’avenir du coach Kabiak, qui pourrait être néfaste dans le vestiaire et sur le terrain.
Sur leur chemin : Ravens (semaine 14) et Jaguars (semaine 17).
Minnesota VIKINGS (5-7)
Le syndrome Jason Garrett a également touché les Vikings. Sauf qu’à Minneapolis on l’appelle Leslie Frazier. L’entraîneur intérimaire a su regrouper ses troupes pour transformer le visage de son équipe, qui n’a pourtant plus rien à espérer. L’ancien coordinateur défensif, même si il continue de faire confiance à Brett Favre, s’appuie en premier lieu sur un jeu au sol performant. Mais c’est surtout défensivement que les Vikings ont retrouvé leur niveau. L’escouade est complètement hermétique aux courses adversaires et commence à mettre les passeurs sous pression. Les joueurs sont prêts à tout donner pour permettre à Frazier, qui est très apprécié, de devenir l’entraîneur permanent.
Sur leur chemin : Giants (semaine 14), Bears (semaine 15) et Eagles (semaine 16).