Une franchise NFL à Londres : très probable dans 5 à 10 ans

Du côté de la NFL, les réunions entre propriétaires de franchises ont bien changé dernièrement sur la question de l’ouverture hors des frontières américaines comme l’indiquait hier le journaliste de CBS Jason La Canfora. On est passé du « Si » à « Quand » y aura-t-il une franchise extraterritoriale ? Même si Roger Goodell ne le dit pas encore ouvertement, il parait évident que la NFL envisage à l'horizon 2020 (ou moins) la création d’une franchise, au moins, hors des USA… et une ville est prédéterminé pour l’accueillir : Londres !
En effet, si l’on regarde la situation on voit que 4 destinations sont envisagées par la NFL : Los Angeles, Toronto, Londres et Mexico City.
Concernant la capitale mexicaine, sa capacité a accueillir une franchise (en collaboration avec l’Arizona par exemple) est aujourd’hui proche de zéro à cause de la criminalité galopante de l’autre côté du Rio Grande. Los Angeles semble aussi de plus en plus loin d’avoir sa franchise NFL dans les 3-43-4
formation défensive avec 3 linemenLinemen
littéralement, les hommes de la ligne (de scrimmage). Il y a les linemen offensifs et les défensifs. Ils s'opposent dès le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB. donné. et 4 linebackers. prochaines années car beaucoup de pistes envisagées ont fondu comme neige au soleil et ce malgré les ponts d’or faits par la municipalité. Les Vikings se sont ré-engagés dans le Minnesota, les Chargers ont a priori décliné l’offre, les Titans ne déménageront pas tant que Bud Adams est à leur tête, Oakland a refusé de « rendre » les Raiders. Il ne reste donc que deux pistes pour la cité des Anges et ce sont les Panthers (qui n’arrivent pas à obtenir l’accord d’amélioration de leur stade) et peut être les Rams (mais ça semble plutôt aller vers un maintien de l’équipe à Saint Louis).
Du côté de Toronto on se destine de plus en plus à être une "base de repli" pour les Bills de Buffalo et on peut penser qu’au fil du temps, le Canada accueillera la moitié des matchs de l’équipe de Ralph Wilson… voire peut être davantage si l’entreprise « Rogers Communications » achète l’équipe comme elle tente de le faire depuis 1 an environ.
Londres est à mon avis la seule piste sérieuse pour une équipe permanente à l’étranger (car Toronto partagera avec Buffalo le « domicile » des Bills). Londres offre à la NFL des infrastructures, des sponsors potentiels, une économie, un stade avec Wembley, une langue, une puissance médiatique… et une base de fan qui permet à la ligue américaine de mettre le pied en Europe. Roger Goodell n’est pas insensible à tous ces arguments car il sait qu’il faut penser global pour développer un marché qui atteint la saturation sur le sol nord-américain et cet avis semble partagé comme on a pu le voir avec la récente sortie médiatique d’Eric Grubman (Vice-président des « affaires internationales » de la NFL) sur le sujet d’une probable équipe londonienne. Déclaration qui tombe juste quelques semaines après que l’IFAF ait essuyé un refus du CIO pour l’intégration aux Jeux Olympiques.
A la question « et le temps de voyage ? » il semble qu’elle n’importe guère aux yeux de la NFL car pour une équipe de l’Est américain il n’est pas plus long d’aller à Londres qu’à Seattle. Pour une équipe de l’Ouest le trajet est forcément long mais ces dernières ont déjà pris le parti de délocaliser leurs entrainements en cas de match lointain. En effet, les 49ers ont déjà prévu de s’entrainer souvent du côté de l’Ohio (Youngstone plus précisément) l’an prochain sachant qu’ils en ont déjà l’habitude et les Cowboys ont établi leur camp de base estival du côté de la Californie… donc la délocalisation les franchises NFL connaissent déjà pour gérer les longues distances intra-USA. Sans compter que la ligue va indiquer qu’il ne s’agit que de 10 matchs par an (pré-saison comprise)
Si l’on considère que techniquement rien ne s’oppose à l’implantation d’une franchise et que tout y concours, et si l’on retire d’office l’idée de créer une nouvelle franchise (les propriétaires sont farouchement opposés à l’idée de passer à plus de 32 équipes), il ne reste plus qu’à trouver qui souhaite aller à Londres ? Les Jaguars semblent les mieux partis car ils ont déjà accepté de s’engager pour plusieurs matchs sur les saisons à venir et nulle doute qu'entre les perspectives du marché londonien et celles de la commune de Floride, le propriétaire de la franchise des Jags risque de ne pas tergiverser longtemps.