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Les EU savourent leur titre
Les EU savourent leur titre (Thomas Depaepe)
le 17/07/2011 à 22:22 par Thomas Deligny

(Le compte-rendu du match n'a été posté que ce soir à cause de problèmes de connexion en Autriche. Nous avons donc décidé de publier un court résumé précédemment. Nous sommes désolés pour ce contre-temps. Bonne lecture)

 

Les Américains ont prouvé ce soir qu’ils avaient la meilleure équipe de Football américain en dominant leurs voisins canadiens (50-7) lors de la finale de la Coupe du monde à Vienne. En conservant leur titre de champions, et au terme d’une finale à sens unique, ils ont démontré que le football US restait « leur » sport.

 

Si le match des Bleus a été haletant jusqu’à la dernière minute, il n’en aura rien été de la finale opposant les deux nations nord-américaines. Trop puissants, trop techniques, trop rapides… les Américains ont surclassé de pâles canadiens impuissants. Dès le premier drive ils affichent leur supériorité en alternant les passes sur lesquelles Alex Anderson se déploie et les courses dynamiques d’Henry Harris. Celui-ci traverse une première fois l’en-but mais son équipe est pénalisée pour un holding. Nate Kmic entre en action à deux reprises pour y amener le ballon (0-7).

Sur le premier drive canadien Scott Valberg est trouvé sur une Ave Maria mais il laisse échapper le cuir entre ses mains alors que les défenseurs se trouvent à quelques yards et qu’ils auraient pu filer jusqu’au but. Son QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
, Michael Faulds ne trouvera pas d’autres solutions et les rouges doivent se dégager.

Nate Kmic se multiplie : il trouve des intervalles pour faire progresser son équipe à la course mais également sur réception. Les Américains font cependant trop de fautes et se retrouvent avec une 2ème et 18 yards à parcourir. Bloqués, ils sont forcés à punter.

Scott Valberg doit s’en vouloir de l’opportunité précédente et il s’échappe le long de la ligne de touche pour amener les Canadiens sur les 35 yards américains. La bombe de Michael Faulds pour Alexandre Poirier trouve les bras d’un défenseur mais elle a été captée en dehors du terrain. Ricky Clarke donne une nouvelle série. Murray à la course est bloqué, Faulds prend ses responsabilités et quelques risques pour franchir la end-zone sur une quatrième tentative. Il échoue à un yard ; peu importe, son équipe est de toute façon pénalisée.

Bassuener, TD en force
Bassuener, TD en force (Thomas Depaepe)

Matt Bassuenern, le QB back-up des Bleus sort de sa poche de protection et montre qu’il a le casque dur en résistant à deux plaquages, tête baissée. Il est imité deux secondes après par Nate Kmic. Bassuenern en remet une couche plein axe et aggrave le score (0-14).

Les Etats-Unis gagnent en confiance et la défense monte d’un cran. Michael Faulds subit deux sacks : les Canadiens avec une 4ème et 31, veulent se dégager mais le punter n’a n’en a pas le temps et est forcé au safetySafety
Signifie deux choses différentes : 1) c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon "punt". 2) c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Par analogie avec le football "européen", on le qualifie de "libéro".
(0-16).

Les Américains étalent leur puissance : Lewis Delayne suit ses bloqueurs jusqu’aux 32 yards canadiens pour un retour de kick de 47 yards. Alex Anderson marque un nouveau touché mais est pénalisé pour interférence. Ce n’est qu’une question de temps. Le QB Cody Hawkins s’en va lui même dans la zone (0-23).

Après un drive infructeux des Canadiens, les Américains repartent à l’attaque et c’est (le safety !) Joe Sturdivant qui reçoit une nouvelle offrande de Hawkins sur une passe d’au moins trente yards (0-30).

Les Canadiens désabusés
Les Canadiens désabusés (Thomas Depaepe)

Le bon retour de kick des Canadiens les met en position intéressante. Michael Faulds trouve ensuite Chambers pour un gain de trente yards alors qu’il ne reste que trente secondes à jouer. David Stevens va enfin débloquer le compteur des rouge et blanc avec une course après catch décisive (7-30).

Les Canadiens réalisent un own side kick, laissant 4,4 secondes à jouer aux Américains. C’est largement suffisant pour que Ricardo Lenhart soit mis sur orbite par Cody Hawkins grâce à une passe de 38 yards (7-37). Les joueurs de la bannière étoilée repartent aux vestiaires avec presque 300 yards engrangés en 36 jeux, trois fois plus que leurs adversaires.

La pause ne calme pas les ardeurs américaines. Loin de là. Jordan Lake intercepte Faulds, fébrile, et relance pour plus de trente yards. Nate Kmic n’a plus qu’à courir les 13 yards restants. Une minute de jeu et les Canadiens encaissent à nouveau sept points (7-43).

Les Canadiens ne trouvent aucune solution offensive, ils se trouvent sur le reculoir à chaque tentative et doivent punter. Les Américains usent la ligne adverse et Hawkins cherche Lenhart mais la défense est efficace. Il retente un missile sur l’action suivante que Micah Brown catche. Le TD est cependant refusé pour holding et, chose rare à ce moment du match, les Etats-Unis doivent se dégager.

Le feu follet Henry Harris
Le feu follet Henry Harris (Thomas Depaepe)

A nouveau oppressé, Faulds tente de trouver un coéquipier démarqué mais il permet surtout au linebaker Jordan Lake de réaliser sa deuxième interceptionInterception
passe du QB rattrapée par un défenseur (un adversaire).
du match. Henry Harris utilise ses jambes de feu et place les siens sur les 27 yards adverses. C’est encore lui qui force le passage afin d’aller à l’en-but (7-50).

Le jeu à la passe de Michael Faulds est enfin efficace : Alexandre Poirier est trouvé, tout comme Shamawd Chambers. Avec une quatrième et goal, le Canada tente l’essai pour recoller au score mais la passe est incomplète.

L’attaque bleue use la ligne défensive canadienne par ses courses puissantes répétées mais est arrêtée sur les 26 yards canadiens. Les Américains, qui veulent absolument enfoncer le clou, tentent la quatrième, sans succès. Ils puntent donc pour la deuxième fois. Les joueurs à la feuille d’érable se retrouvent à la moitié du terrain avec un peu plus d’une minute alors que sur leur banc les américains sautent de joie et font flotter dans les airs la bannière étoilée.

La hiérarchie aura été respectée lors de cette coupe du monde. Les Canadiens auront à cœur de revenir dans quatre ans pour prendre leur revanche sur les maîtres du football. Cette fois, c’est très probablement la Suède qui devrait accueillir la prochaine édition. En attendant, on peut encore entendre résonner dans le ciel de Vienne, les « USA ! USA ! » entonnés par tous les joueurs de l’équipe américaine.

 

 

MVP du match

Canada : Sammy Okpro (DB)

Etats-Unis : Nate Kmic (RB)

 

 

MVP du tournoi

Nate Kmic (Etats-Unis)

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 Hier, j'étais un quarterback noir qui se trouvait être un bon quaterback. Aujourd'hui, je suis un bon quarterback qui se trouve être noir.  – Doug Williams, QB des Redskins, le lendemain de sa victoire lors du Super Bowl XXII.

En VO :  Yesterday, I was a black quarterback who happens to be good. Today, I'm a good quarterback who happens to be black. 

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