Les Packers dans un fauteuil, sauf si...Preview Wild-Card : New York Giants @ Green Bay Packers

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Clay Matthews sacke Eli Manning lors du match du 9/10 à Lambeau
Clay Matthews sacke Eli Manning lors du match du 9/10 à Lambeau (Mike Roemer, AP Photo)
le 07/01/2017 à 19:10 par Pierre-François Flores

Le Wild Card NFC entre les New York Giants et les Green Bay Packers (dimanche à 22h40) est la plus belle affiche de ce week-end et de loin. D'une part parce que les Packers jouent dans leur mythique Lambeau Filed et sont sur une série de 6 victoires consécutives. D'autre part parce que les Giants sont en forme au meilleur moment, avec notamment une défense qui gobe des ballons et une attaque menée par "Playoff Eli", toujours sur un nuage quand il s'agit de jouer en janvier.

Les Giants à Lambeau. De quoi donner des frissons à coach McCarthy. Deux fois sur leurs 3 dernières participations aux playoffs, leur route est passée par le Wisconsin. A chaque fois, ils sont repartis en vainqueurs avant d'aller remporter le Super Bowl. La première était en 2007 (toutes les infos). Dans un froid polaire, New York glace les milliers de fan sur un field goalField Goal (FG)
coup de pied à 3 points effectué le plus souvent en 4ème tentative quand l'attaque a été bloquée. Il est joué depuis l'endroit où la dernière action c'est achevée. En cas de réussite c'est 3 points et engagement. En cas d'échec, la possession change de camp mais il y a deux possibilités : avant le snapSnap
signal de départ de l'action, quand le centre transmet la balle au QB.
, la balle était à l'intérieur des 20 yards, on replacera alors la balle sur la ligne des 20 yards ou elle était placée au-delà des 20 yards, on la replacera au même endroit.
de Lawrence Tynes (23-20) en prolongation. La seconde en 2011 (toutes les infos). Cette fois, il n'y a pas de suspense et Big Blue inflige la plus grosse défaite en playoffs sous l'ère McCarthy, 37-20.

La défense de New York est au top...

Après 5 ans d'absence, New York rejoue en janvier et semble avoir retrouvé les qualités qui leur avaient permis de battre deux fois les Patriots au Super Bowl. Tout d'abord leur défense. Depuis la 6e semaine, elle a volé 22 ballons et finit 2e en point (17,8 ppm). Classée seulement 20è attaque au sol, les Packers vont avoir du mal contre l'escouade N°3 de la NFL (88,6 ypm). Ty Montgomery (457 yards) a pour lui une excellente moyenne de 5,9 yards par course et le FB Aaron Ripkowski a été la surprise de la "finale" face à Detroit le week-end dernier. Mais face à Jason Pierre-Paul ou Jonathan Casillas (96 tackles cumulés) la tâche s'annonce ardue.

Le backfield défensif est également performant avec 17 interceptionsInterception
passe du QBQuarterback
c'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs.
rattrapée par un défenseur (un adversaire).
dont 6 par le seul Dominique Rodgers-Cromartie. Mais la star est cette saison Landon Collins : 5 INT, 1 pick-six, 125 plaquages cumulés et 4 sacksSack
plaquage du QB dernière la ligne de scrimmage (perte de terrain).
; le Strong SafetySafety
Signifie deux choses différentes : 1) c'est le plaquage du porteur du ballon dans sa propre zone d'en-but. Cela rapporte 2 points à l'équipe qui l'effectue et elle récupère la possession du ballon. L'équipe victime du safety va alors dégager depuis ses 20 yards au moyen d'un botté façon "punt". 2) c'est un poste en défense. Le safety est en quelque sorte le dernier rempart. Par analogie avec le football "européen", on le qualifie de "libéro".
est une véritable sentinelle.

Avec 3 matchs avec moins de 10 points concédés sur les 4 derniers semaines, les Géants connaissent la clé du match : empêcher l'attaque d'Aaron Rodgers de marquer beaucoup de points ; car quand elle en marque moins de 30, elle perd 5 fois sur 10.

...mais l'attaque peine

Le problème est qu'il faut savoir marquer contre Green Bay qui est régulièrement au-dessus des 30 points marqués. Or, les Giants n'ont pas inscrit plus de 20 points depuis le mois de novembre et encore, c'était contre les Browns (27-13).
Leur jeu au sol est 29e de la ligue (88,2 ypm). Rashad Jennings est leur meilleur coureur avec 593 yards seulement et leurs espoirs se portent sur le rookie Paul Perkins. En progression sur les derniers matchs, il est le seul RBRunning Back (RB)
Terme générique qui englobe les HB et les FBFullback (FB)
coureur puissant et polyvalent. Il joue le rôle de bloqueur, de receveur et de bulldozer balle en main. Constitue avec les halfbacks (HB), les running backs (RB).
.
à avoir gagné plus de 100 yards cette saison (102y), c'était la semaine dernière.

Evidemment, la force de cette attaque repose sur le duo Manning-Beckham Jr, capables de faire basculer un match sur un jeu. Odell Beckham Jr. est de très loin le meilleur receveur de son équipe avec 1367 yards et 10 TD et il montre la voie à un rookie prometteur, Sterling Shepard (683 y et 8 TD). Sans nul doute qu'ils tenteront d'exploiter les largesses de la défense anti-aérienne des Packers, notamment sur les côtés, pour ramener gros jeux et points.

Bien sûr, la performance d'Eli Manning sera décisive. Lui qui se verrait bien succéder à son frère au palmarès du Super Bowl, comme il l'avait fait en 2007 (les Colts avaient gagné en 2006), va devoir montrer autre chose que ce qu'il a montré cette saison. Il a fini avec un rating de 86, 26 TD et surtout 16 INTs, soit le 4e plus grand nombre (ex-aequo) ! Il est la raison principale pour laquelle le "turnover ratio" (diff. entre ballons gagnés et perdus) de son équipe est à -2 !

S'ils ont été défaits à Lambeau 23-16 en début de saison, les Giants ont aussi battu les Cowboys à deux reprises, prouvant une nouvelle fois qu'ils pouvaient sortir le grand jeu au meilleur moment.

La fin de saison en boulet de canon des Packers...

Tout va vite en NFL. Il y a moins de 2 mois, on parlait déjà de la fin de l'ère Mike McCarthy. Les Packers sont à 4-6, en grand difficulté dans la NFC Nord. Le leadership de Rodgers est remis en cause. Eddie Lacy est perdu pour la saison sur blessure. Rien ne va.
Le QB star dit alors aux fans de garder leur calme : "R-E-L-A-X". Depuis, ils ont enchainé 6 victoires dont 4 avec plus de 30 points marqués. Aaron Rodgers termine avec le meilleur total de TD de sa carrière avec 40, une marque atteinte pour la dernière fois par un QB des Packers en 2003 (Brett Favre). Sa cible favorite est le revenant Jordy Nelson qui domine la ligue avec 14 TDs à la réception et est un sérieux candidat au "Comeback Player of the Year". Depuis peu, un rookie émerge et vient compléter la palette de receveurs : Geronimo Allison a capté 8 ballons pour 157 yards et 1 TD sur les deux derniers matchs. Bref, de quoi donner le tournis à la défense de Big Blue.

...malgré un backfield défensif suspect

Excellente contre la course (8e avec 94,7 ypm) grâce entre autre à sa vedette Clay Matthews , la défense du Wisconsin n'est pas loin d'être catastrophique quand il s'agit de défendre contre la passe. Elle prend en moyenne 269,2 yards par match (31e !) et le rating des QB adverses flambent quand il s'agit des côtés (plus de 110 ou 130 selon la distance !). Les 5 INTs de Ha Ha Clinton-Dix sont l'arbre qui cache la forêt. Pour ne rien arranger, le backfield a fini décimé contre les LionsQuinten Rollins s'est blessé aux cervicales (out) et Makinton Dorleant s'est rompu les ligaments croisés (saison terminée). Damarious Randall souffre de l'aine et est incertain.

Si New York réussit à museler l'attaque de Green Bay, elle aura une chance. Mais vu l'élan et le niveau actuel de la bande à Rodgers, on en doute. Tout le monde espère voir un match serré mais il est à craindre que les Packers dominent les débats. Dans tous les cas, cela vaut le coup de veiller tard demain soir !

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  1 2 3 4 OT Final
Green Bay 0 14 10 14 0 38
New York 3 3 7 0 0 13
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 Vos capacités determinent ce que vous pouvez faire. La motivation détermine ce que vous faites. L'attitude détermine la façon dont vous le faites.  – Lou Holtz

En VO :  Ability is what you're capable of doing. Motivation determines what you do. Attitude determines how well you do it. 

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